La Belgique est une grande nation - Ch. 2
Où l'on explore les possibilités qui s'offrent à nous...
Et là, on remarque que même s'il y en a plusieurs, c'est quand même pas «la vie Auchan» !
La longue méditation a eu plusieurs thèmes : «Ai-je réellement envie de faire un enfant ?» «Ai-je le droit de faire un enfant en étant lesbienne ?» «L'enfant sera-t-il équilibré ?» «L'enfant sera-t-il heureux» Ces reflexions n'ont pas été successives, mais simultanées (c'est plus drôle !) et surtout, certaines n'ont pas réellement de réponses et sont revenues comme des boomerangs facétieux aux moments les plus inattendus. En même temps est venue se greffer la question du «OK, mais comment allons-nous procéder ?» Adopter ? : Bah non... D'une part en France c'est super difficile (il fait se faire passer pour une célibataire hétéro, c'est pas une vie ! En plus c'est pas garanti) et d'autre part E, qui n'est pas stérile, souhaite connaître les joies de la grossesse. Trouver un donneur de sperme désintéressé ? Une rapide et discrète enquête auprès de quelques copains triés sur le volet n'a rien donné. Ils veulent être pères sinon rien. On a réalisé par la suite que c'était de toute façon assez compliqué, contrairement à ce qui se passe chez nos pragmatiques voisins allemands qui ont créé un statut légal de donneur qui protège à la fois le donneur et les parentes. Aller en Belgique pour procéder à une insémination avec donneur anonyme ? Mouais, bon... c'est la galère et puis l'absence de père, toussa. Fonder une famille en co-parentalité avec un ou deux garçons ? Ah... Pourquoi pas. Mais qui ? Tadaaaaaam... un beau jour, un couple d'amis gays nous propose justement de nous allier à eux qui avaient justement le même projet...
